Années 80 - ORDINA14 MAINTENANCE INFORMATIQUE

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Années 80

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Les Mini-Ordinateur et le Mini 6

Un peu d'histoire :
Dans les années 70, l’ordinateur de gestion industrielle était de plus en plus indispensable.
Des calculateurs relativement compacts existaient déjà pour des applications scientifiques et industrielles. Les plus repandus étaient ceux de DEC et de HP.
Je crois que c’est DEC qui eut le premier l’idée d’en faire une version d’ordinateurs à vocation « universelle ». Ce fut le début de la génération de ce qu’on appela les « mini-ordinateurs », dont la célèbre série des PDP de DEC.
Lors de la fusion de Bull avec Honeywell, en 1971, ceux-ci avait déjà les séries 316 et 716 comme ordinateurs de commande de processus industriels.
En développement, Honeywell avait un mini-ordinateur « Universel » : le Mini 6. Il fut commercialisé avec succès en Europe par le groupe Honeywell-Bull à partir de 1976.
Caractéristiques du Mini 6
Il était extrêmement modulaire, tant dans sa configuration interne que dans la périphérie connectable : lecteurs de bandes magnétiques, disques de capacité très diverses (de 16 à 256 MB), imprimantes, instruments de mesure, etc. Cela permettait de l’utiliser aussi bien des applications industrielles, telles celles de Honeywell-Control, ou de Glaverbel en calcul de la découpe du verre, que dans des applications de gestion très diverses : gestion de commandes, gestion de stock, comptabilité,…Du reste de nombreuses société de service avaient développé des applications pour le Mini 6.

Un de ses grands atouts était de très larges options en lignes de télécommunication pour terminaux et liens avec ordinateurs centraux grâce à des processeurs de télécommunication intégrés.
Operating System : MOD 400
Le gestion des terminaux était facilitée par l'un des moniteurs de transactions DM6-TP (aux USA), TPS6 (aux UK) et DTF (en France)
La configuration visible ici est intéressante : c’est celle qui était présente dans les agences belges de la Krediet Bank. Les opérations du jour étaient encodées via des terminaux reliés au Mini6, vérifiés et stockés sur disque.
En fin de journée, tous les mouvements du jour étaient copiés sur bande magnétique, laquelle était transportées vers l’ordinateur central, à Bruxelles.
A cette époque, en effet, les échanges de données sur le réseau commuté étaient limités à 2.400 bauds, et la location de ligne louées plus rapides était très coûteuse et pas toujours fiable
Système Opératoire du Mini 6 :
Le Mini 6 fonctionnait sous un OS MOD400 très flexible, et de nombreuses Sociétés de Services avaient développé des applications adaptées aux utilisateurs.
Il était très axé sur la télécom et en particulier sur une fonction de serveur : à titre d’exemple, il a servi de nombreuses années de serveur à l’imprimante magnétographique « Mathilde » pour l’impression des chèques-repas en Belgique.
On pouvait y connecter de nombreux périphériques informatiques tels que , lecteur de cartes, lecteurs de bandes magnétiques, disques, imprimantes etç… ce qui en faisait vraiment un ordinateur « Universel ».
Ce Mini 6 a été un très grand succès commercial, tant dans les domaines industriels que PME, de par un rapport qualité/prix très favorable.
Le Mini 6 aura pour successeur le DPS 6, qui ne lui est pas fondamentalement différent.
DPS6 profitera aussi du moniteur de télécom TDS et de la base de donnée IDS. (voir GE 400).
Le déclin des Mini Ordinateurs a commencé début des années 1980 avec l’apparition de PC à grande puissance et de serveurs UNIX avec leur architecture "Open Source"

DPS-6 contient une CPU formée par deux onglets visibles ici (3 en fait, dans le sens que l'on est une fille à bord), une carte mémoire avec 1-4 modules de capacité variable entre 32 et 128 Ko (256 dans la plupart des modèles récente), un contrôleur de disque et un processeur d'E / S pour la connexion des bornes en série. Certaines machines sont équipées d'un processeur d'instruction commerciale ou CIP, une sorte de coprocesseur dédié accélération matérielle de programmes COBOL. Il y a aussi deux modèles de FPU, dont un dans la norme IEEE-754, qui, cependant, ont eu peu de succès (je l'ai jamais vu installé). Le DPS-6 avait la réputation d'être robuste, et en fait, ont été construits avec soin et aucune économie, malgré le prix moyen pas élevé pour son temps, mais ont tendance à verrouiller en raison d'erreurs de logiciels, forçant la machine redémarre.

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